Plusieurs partis et groupements politiques de l’opposition ivoirienne ont saisi le Premier ministre, le lundi 12 octobre 2026, pour demander l’ouverture d’un dialogue national sur le futur organe électoral. Le Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI), dirigé par l’ancien président Laurent Gbagbo, ne figure pas parmi les signataires du courrier.
La réforme du système électoral ivoirien continue de susciter des initiatives au sein de l’opposition. Le lundi 12 octobre 2026, plusieurs formations politiques ont déposé à la Primature un courrier demandant au gouvernement l’ouverture d’un dialogue national sur la mise en place du futur organe électoral. Une démarche à laquelle le PPA-CI de Laurent Gbagbo n’a pas apposé sa signature.
Cette demande a été présentée publiquement le mardi 13 octobre, lors d’une déclaration commune tenue à la Maison du PDCI-RDA, à Cocody. Georges-Philippe Ezaley, vice-président du PDCI-RDA, a donné lecture du texte, en présence notamment de Simone Ehivet Gbagbo, de Pascal Affi N’Guessan et de Charles Blé Goudé, ainsi que d’autres représentants de l’opposition. <Cite refs={[« turn546121search0″, »turn546121search6″, »turn546121search7 »]}/>
Le PPA-CI absent de la liste des signataires
L’absence du parti de Laurent Gbagbo constitue un élément important dans cette nouvelle démarche de l’opposition. Le PPA-CI avait déjà précisé, dans une déclaration rendue publique le 7 octobre, ne pas avoir signé le document de synthèse des propositions sur le futur organe électoral remis au ministère de l’Intérieur.
Le parti avait expliqué que ses instances compétentes n’avaient pas achevé le processus de validation interne. Il avait également indiqué ne pas avoir pris part à la rencontre avec le représentant du gouvernement lors du dépôt de ce précédent document.
Cette absence de signature ne signifie toutefois pas que le PPA-CI renonce à réclamer une réforme consensuelle. Le parti de Laurent Gbagbo a lui aussi appelé à l’ouverture d’un dialogue politique inclusif entre le gouvernement et les formations politiques, afin de convenir de l’architecture et du fonctionnement du futur organe électoral. <Cite refs={[« turn546121search1″, »turn546121search2 »]}/>
Une réforme électorale placée sous le signe du consensus
Les partis signataires du nouveau courrier souhaitent parvenir à un accord sur les conditions d’organisation des prochaines élections en Côte d’Ivoire. Ils estiment que la crédibilité du futur dispositif dépendra notamment de l’indépendance de ses responsables, de la transparence de leur désignation et de l’autonomie effective de l’institution à l’égard du pouvoir politique.
Leur démarche porte également sur les mécanismes de contrôle du processus électoral. Les signataires demandent notamment une liste électorale fiable, régulièrement actualisée et soumise à un audit indépendant, ainsi qu’une meilleure traçabilité des opérations de vote.
Ils plaident aussi pour l’accès aux procès-verbaux et la publication détaillée des résultats bureau de vote par bureau de vote. Des garanties qui, selon eux, contribueraient à renforcer la confiance des acteurs politiques et des citoyens dans les résultats des scrutins.
L’opposition demande une concertation élargie
Au-delà de la composition de la future institution, les signataires souhaitent que les discussions portent sur son organisation, son fonctionnement et les mécanismes permettant de garantir son impartialité.
Ils demandent que le dialogue réunisse le gouvernement, les partis de la majorité et de l’opposition ainsi que des représentants de la société civile retenus selon des modalités consensuelles.
Pour ces formations politiques, l’objectif est de parvenir à un accord sur les principes fondamentaux de la réforme avant la finalisation et l’adoption des textes correspondants.
La démarche traduit ainsi une volonté de faire de la réforme électorale un sujet de concertation entre les différentes composantes de la vie politique ivoirienne.
Quelle réponse du gouvernement ?
Après le dépôt du courrier à la Primature, l’attention se porte désormais sur la réponse du gouvernement et les modalités d’un éventuel dialogue.
La présence de plusieurs formations de l’opposition autour de cette initiative, conjuguée à l’absence de signature du PPA-CI, met en évidence la nécessité de distinguer les différentes démarches engagées sur la réforme électorale.
Le parti de Laurent Gbagbo défend lui aussi l’idée d’un dialogue inclusif, mais n’a pas signé le courrier du 12 octobre. Reste à savoir si les prochaines concertations permettront de rapprocher les positions et de dégager un accord suffisamment large sur l’architecture du futur organe électoral.
L’enjeu demeure celui de la mise en place d’un dispositif dont les règles de fonctionnement et les garanties d’impartialité puissent inspirer confiance aux acteurs politiques comme aux électeurs.
Chris MONSEKELA






























