CIMDC 2026 : Paulin Claude Danho alerte sur les risques climatiques qui menacent Abidjan

Paulin Claude Danho a animé un panel consacré à l’adaptation des villes africaines au réchauffement climatique.

À l’ouverture de la deuxième édition de la Conférence internationale sur la mobilité durable et le climat (CIMDC 2026), le lundi 19 octobre à Abidjan, le Premier ministre Robert Beugré Mambé a plaidé pour des solutions de transport accessibles et respectueuses de l’environnement. Invité à animer un panel de haut niveau, le ministre Paulin Claude Danho a, pour sa part, mis en lumière les principales vulnérabilités climatiques de la capitale économique ivoirienne.

Abidjan face à l’urgence climatique et aux défis de la mobilité durable. C’est l’un des enjeux majeurs de la deuxième édition de la Conférence internationale sur la mobilité durable et le climat (CIMDC 2026), ouverte le lundi 19 octobre 2026 au Sofitel Abidjan Hôtel Ivoire, en présence du Premier ministre, Dr Robert Beugré Mambé, et de plusieurs personnalités institutionnelles. Parmi elles figurait le ministre Paulin Claude Danho, premier vice-gouverneur du District autonome d’Abidjan et député-maire d’Attécoubé. Sa participation aux travaux a notamment porté sur les défis auxquels les grandes villes africaines sont confrontées face au changement climatique et sur la nécessité d’adapter leur développement urbain.

Paulin Claude Danho a animé un panel consacré à l’adaptation des villes africaines au réchauffement climatique.

Mobilité durable : Robert Beugré Mambé met en avant plusieurs solutions

À la plénière d’ouverture, le chef du gouvernement a rappelé l’équation à laquelle sont confrontées les métropoles : transporter un grand nombre de personnes à moindre coût, tout en limitant les effets négatifs sur l’environnement.

Plusieurs solutions ont été évoquées pour répondre à cet impératif, notamment le métro d’Abidjan, le système de bus à haut niveau de service (BRT), les transports lagunaires, les téléphériques urbains et le recours aux énergies propres. La mobilisation de financements adaptés apparaît également essentielle pour concrétiser ces projets.

Pour les collectivités territoriales, la mobilité durable ne se limite pas à la question des déplacements. Elle constitue aussi un levier d’inclusion sociale, d’amélioration du cadre de vie, de fluidité urbaine et de développement territorial.

Réchauffement de 3 °C : Abidjan face à quatre risques climatiques majeurs

Autre temps fort de cette conférence, le panel de haut niveau consacré au thème « Formes urbaines et adaptations pour le continent africain face à un réchauffement de +3 °C », animé par le ministre Paulin Claude Danho.

À cette occasion, le premier vice-gouverneur du District autonome d’Abidjan a attiré l’attention sur la vulnérabilité climatique de la capitale économique, qui compte plus de six millions d’habitants selon les chiffres avancés lors de son intervention.

Engagé depuis 2018 dans le réseau international C40 Cities, le District autonome d’Abidjan s’est doté d’un Plan climat destiné à mieux appréhender les émissions de gaz à effet de serre et les risques liés au changement climatique. Selon les données présentées lors du panel, Abidjan émet près de 11 millions de tonnes de CO₂, principalement liées à l’énergie, aux transports et aux déchets.

Le ministre a mis en évidence quatre risques majeurs pour la métropole ivoirienne.

Le premier concerne les inondations urbaines, favorisées par les pluies intenses et l’obstruction des réseaux de drainage. Le deuxième porte sur les glissements de terrain et les éboulements, qui menacent particulièrement les habitants des zones exposées.

Le troisième risque est lié à l’élévation du niveau de la mer et à l’érosion côtière, avec des conséquences potentielles pour le littoral de Port-Bouët et les infrastructures portuaires. Enfin, les îlots de chaleur urbains, accentués par la bétonisation et le manque d’espaces verts, constituent un défi supplémentaire pour le confort et la santé des populations.

« Il faut anticiper et adapter nos formes urbaines »

Face à ces menaces, Paulin Claude Danho a insisté sur la nécessité de placer les populations au centre des stratégies d’adaptation climatique.

« Au-delà des infrastructures, c’est notre capital humain qui est menacé. Ce sont toujours les populations les plus vulnérables qui paient le plus lourd tribut. Notre conviction est claire : il ne faut pas subir le changement climatique, il faut l’anticiper et adapter nos formes urbaines », a déclaré le premier vice-gouverneur du District autonome d’Abidjan.

Cette approche souligne l’importance d’une planification urbaine capable d’intégrer les risques climatiques dans les décisions d’aménagement, de transport et de gestion des infrastructures. Elle met également en évidence la nécessité de protéger en priorité les populations les plus exposées.

Le District autonome d’Abidjan mise sur une ville plus résiliente

À travers les enjeux abordés lors de cette conférence, la question climatique apparaît étroitement liée à celle de la mobilité et de la gouvernance territoriale. Les choix opérés en matière de transports, d’urbanisation, d’assainissement et d’espaces verts peuvent contribuer à réduire la vulnérabilité des villes face aux effets du réchauffement.

La double participation de Paulin Claude Danho, à la plénière d’ouverture puis à l’animation du panel de haut niveau, met en avant l’implication du District autonome d’Abidjan dans ces réflexions.

L’enjeu est désormais de traduire les orientations et les engagements en actions concrètes, afin de construire une métropole plus accessible, mieux préparée aux risques climatiques et plus protectrice pour ses habitants.

 

Claude TIVOLI

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